Littérature, histoire de l'art, inspiration qui file au vent, photographie, poésie de l'instant...
En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.
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Voici la suite du thème initié samedi dernier, sur une initiative de Fardoise : « La Toilette, L'Hygiène ».
Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :
Après la toilette, une jeune fille coiffe ses cheveux. Cette toile qu'aimait beaucoup l'un de mes professeurs en art a accompagné mes rêveries esthétiques, me rappelant une frimousse mutine de mon passé. Il y a des moments où les tableaux sont liés à des moments de nos vies, à des personnes que l'on a connues...
La jeune fille qui peigne sa chevelure de feu est issue de la célèbre Période Nacrée (1889-1919) qui a défini une partie si conséquente de l'Art de Renoir.
Avec des nacres joyeuses, pleines de vie, de sensibilité, Auguste Renoir (1841-1919) a peint le bonheur des instants privilégiés, les douceurs de l'enfance, la beauté épanouie et la féminité triomphante. Face à la tendance à l'abstraction qui, en son temps, s'amplifiait, ses grands nus, ses bouquets de fleurs, ses portraits de personnages aimés ont régénéré une veine souple, classique et sensuelle de l'Art.
Grâce à une palette de couleurs lumineuses et d'ombres légères, grâce à un fondu voluptueux, Renoir a su attirer nos regards et nos esprits vers les charmes de sa vision.
Les chairs rosées le fascinaient. Il passait de longs moments à contempler les roses, à la bonne saison, et conjuguait les tons des chairs féminines et la nacre vibrante et rosée des coquillages et des fleurs.
A travers la carnation précieuse de ses modèles, il célébrait la jeunesse et la vie, la femme Vénusienne dont la chair est parure et la chevelure bijou... Il aimait ainsi les Baigneuses « saisies » dans différentes activités : se coiffant, se lustrant la peau, s'essuyant le corps avec volupté.
Sa période « nacrée » est l'expression d'une délicatesse picturale, fondée sur la rencontre entre volupté, formes pleines, ondulations de la lumière... La poésie des ombres bleues légères caresse les contours fugitifs et soyeux des tissus et des chairs. Ses portraits et ses natures mortes se « rencontrent » car il y exprime le volume et la texture par le biais de la couleur.
De la douceur, de la clarté, de la sensualité... en cet instant privilégié qu'est la toilette ! Renoir aimait rendre hommage aux charmes de la peinture du XVIIIe siècle. Avec honnêteté, grand talent et simplicité brodée d'élégance, il sut mettre en scène l'intimité et reçut la reconnaissance des instances officielles.
De la douceur, on en a bien besoin alors mes pensées volent vers vous !
Prenez bien soin de vous... Gros bisous !
Cendrine