Littérature, histoire de l'art, inspiration qui file au vent, photographie, poésie de l'instant...
Pour la communauté Le Tableau du Samedi gérée par Lady Marianne, voici ma participation du samedi 7 septembre, sur le thème « Jeux d'enfants » sur un choix de FARDOISE.
De l'eau d'un bleu ardent, le ciel en résonance et le plaisir de l'instant qu'on savoure...
Une fillette joliment vêtue de blanc rayé apparaît dans ce tableau, au cadrage très réussi, d'Edmund Charles Tarbell (1862-1938), peintre américain classé comme Impressionniste. Son attitude évoque des joies simples, associées aux voiliers miniatures que l'on saisit dans un éclat de rire ou que l'on pousse à la crête des vagues, en rêvant doucement d'un ailleurs chimérique, sans crainte de les voir partir...
J'imagine sa frêle embarcation prête à pourfendre la lumière, à braver les contraintes océanes et le souffle des légendes mythologiques et je sème des pensées, sur la page blanche, pour l'enfant qui demeure en chacun de nous...
Frayons vers l'horizon !
Le tableau fut représenté avec différentes nuances de bleu...
Le bleu et le blanc se répondent admirablement dans cette symphonie picturale tissée de reflets mouvants, de jeux de formes miroitantes et de grande sensibilité.
Edmund Charles Tarbell (1862-1938) était peintre, illustrateur, portraitiste, professeur d'art et membre des Ten American Painters, un mouvement dont je vous parlais la semaine en présentant le tableau Chêne Rouge de Willard Leroy Metcalf (1858-1925). Pour mémoire, la confrérie des Ten American Painters était une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des Artistes de leur temps afin de protester contre le mercantilisme de l'art...
Comme de nombreux peintres américains de son époque, Edmund C. T. étudia dans sa jeunesse à Paris, à l'Académie Julian où il eut pour maîtres Jules Joseph Lefebvre (1836-1911) et Gustave Boulanger (1824-1888). Séduit tout autant par l'Académisme que par l'Impressionnisme, il aima peindre la vie quotidienne à travers des scènes douces et intenses à la fois. Il fut un voyageur accompli, expérimentant ses connaissances artistiques en France, en Belgique, en Italie, en Allemagne... Il multiplia les portraits de jeunes femmes et d'enfants et fut aussi attiré par les paysages. Très connu aux États-Unis et notamment dans la ville de Boston, il eut de nombreux élèves qui furent appelés « Tarbellites ».
En vous souhaitant de belles journées de septembre, dans le temps changeant, je vous adresse mes pensées les plus chaleureuses sur les « ailes » d'un petit voilier...